Forum Santé sur le campus : des étudiants en médecine sensibilisent nos élèves aux addictions et à la santé affective et sexuelle

Dans cette page :
- Un service sanitaire au cœur de notre campus
- Groupe 1 | Addictions : agir tôt pour prévenir durablement
- Groupe 2 | Santé affective et sexuelle : briser le tabou entre pairs
- Ce que ces deux journées ont appris aux futurs médecins
Les 5 et 6 mars 2026, notre école d’ingénieurs à Nancy a accueilli un forum santé inédit. Huit étudiants en troisième année de médecine sont intervenus auprès de nos élèves ingénieurs et assistants ressources humaines dans le cadre de leur service sanitaire, pour aborder deux thématiques majeures de santé publique : les addictions et la santé affective et sexuelle.
Un service sanitaire au cœur de notre campus

Dans le cadre de leur service sanitaire obligatoire, dispositif national visant à former les futurs professionnels de santé à la prévention et à renforcer la culture de santé publique, deux groupes d’étudiants en troisième année de médecine ont choisi notre campus CESI de Nancy pour mener leurs actions de sensibilisation.
Le premier groupe, composé de Delphine Jung, Arto Exbalin, Thomas Raphael et Hajar Al Mansour, a travaillé sur la thématique des addictions. Le second, réunissant Mathilde Moalic, Faisal Rahmani, Camille Kipper et Sacha Mangenot, a abordé la santé affective et sexuelle.
Leurs interventions se sont adressées à un large panel d’étudiants du campus : élèves de première, deuxième et cinquième année de cursus ingénieur, ainsi que les étudiants en ressources humaines, soit l’ensemble des promotions disponibles sur les deux journées.
Groupe 1 | Addictions : agir tôt pour prévenir durablement

pourquoi ce sujet ?
Les addictions figurent parmi les premières causes d’hospitalisations évitables, de décès prématurés et de maladies chroniques. Pour Delphine, Arto, Thomas et Hajar, intervenir auprès de jeunes adultes au moment où les comportements à risque peuvent s’installer représente l’un des leviers les plus efficaces de santé publique.
Le fait d’intervenir tôt et de prévenir les jeunes pourra dans le futur réduire les conséquences négatives des addictions.
Des formats pensés pour l’engagement
Le groupe a conçu un dispositif combinant une présentation interactive via Wooclap, pour impliquer les participants en temps réel, et des affiches thématiques destinées à prolonger les messages clés au-delà de la séance. C’est cependant le temps d’échange libre qui a suivi chaque intervention que les intervenants retiennent comme le moment le plus fort : une discussion entre pairs, sans hiérarchie, sans posture d’autorité.
Des réactions contrastées, un impact réel
Les réactions ont varié selon les promotions. Les classes les plus jeunes ont montré une réceptivité marquée, notamment sur la question de l’addiction aux écrans, avec de véritables moments de prise de conscience. Les promotions plus avancées abordaient le sujet avec davantage de recul, une réflexion personnelle souvent déjà amorcée.
Nous ne sommes pas des professeurs. Nous sommes des étudiants tout autant concernés, et cela permet de parler sans être moralisateur, sans jugement.
résument-ils
Groupe 2 | Santé affective et sexuelle : briser le tabou entre pairs

Un sujet encore trop peu abordé
Pour Mathilde, Faisal, Camille et Sacha, le choix de la santé affective et sexuelle répond à un constat clair : malgré une présence croissante dans le débat public, ces thématiques ne font pas toujours partie de l’éducation reçue au collège ou au lycée, elles trouvent donc rarement leur place dans les discussions du quotidien.
C’est peut-être plus facile pour les étudiants de nous poser des questions à notre âge, qu’ils n’oseraient pas poser à des intervenants plus âgés,
soulignent-ils.
Une observation qui a pleinement guidé leur approche.
Une intervention ludique et interactive
Plutôt que de s’appuyer sur un format magistral, le groupe a misé sur l’interactivité : un jeu vrai/faux, une reconstitution du violentomètre et différents jeux de parcours. L’objectif : stimuler l’attention, favoriser l’appropriation des contenus et améliorer la mémorisation.
C’est le jeu vrai/faux qui a suscité le plus de réactions.
C’est là où les étudiants ont le plus appris de nouvelles choses, des informations qu’ils n’imaginaient pas,
témoignent les intervenants, qui ont recueilli de nombreux retours positifs directement le jour de l’intervention.
Une barrière levée, des échanges sincères
Si l’idée d’aborder la santé sexuelle entre personnes du même âge pouvait sembler délicate au départ, la réalité a rapidement dissipé cette appréhension.
Une fois la vitre brisée, c’était même plus simple pour eux de nous poser des questions que si c’était des intervenants plus âgés,
constatent-ils.
Globalement, tous les étudiants ont participé. L’image qui restera :
Des étudiants qui paraissaient un peu démotivés de venir au début, qui repartent avec le sourire et nous remercient.
ajoutent-ils.
Ce que ces deux journées ont appris aux futurs médecins

Au-delà de l’impact sur les étudiants CESI, ce forum a constitué pour les huit intervenants une expérience professionnalisante concrète. Gérer des groupes aux profils variés, adapter son discours à différents niveaux de connaissance, maintenir l’engagement face à des salles parfois dissipées : autant de compétences directement liées à la pratique médicale.
notre campus ouvert sur les enjeux de société
Cet événement illustre la volonté de notre campus de former des ingénieurs et des professionnels RH pleinement conscients des enjeux humains et sociétaux de leur époque. Accueillir un forum santé porté par des étudiants en médecine, c’est offrir à nos étudiants un espace de prévention sincère, entre pairs, dans un cadre bienveillant et sans jugement.